Arbres et cour de récréation : comment favoriser une cohabitation sans danger pour les écoliers, collégiens, lycéens et leurs enseignants ?

En 2019, les médias ont relayé au moins deux affaires qui posent question sur la place des arbres dans les écoles. Partout en France, les tilleuls, platanes, chênes, cèdres et autres espèces tiennent une place importante dans les écoles, notamment pour des raisons environnementales. Mais, à la suite de ces chutes d’arbres récentes, les inquiétudes grandissent, les Maires de communes et les parents d’élèves souhaitent accroître la sécurité et diminuer les risques.

Alors, quel est le rôle de l’expert-forestier ?

L’expert a pour mission de vérifier l’état phytosanitaire de l’arbre, c’est-à-dire, son état de santé. L’arbre est un être vivant qui rencontre lui aussi des difficultés tout au long de sa vie. L’expert va estimer son état de croissance et ses possibles défaillances, autrement dit établir un diagnostic de sécurité.

Dans une école, où les enfants vivent autour de l’arbre, l’œil de l’expert est nécessaire pour se prémunir des risques de chutes, que ce soit d’une branche ou de l’arbre entier.

Mais si l’arbre a été expertisé, pourquoi est-il tombé ?

Comme dans le corps humain, l’arbre ne révèle pas toujours ses blessures profondes.

Pour l’arbre, cette faille est son système racinaire, invisible et complexe.

C’est d’ailleurs bien le système racinaire de l’arbre qui a été mis en cause dans l’école du Tarn-et-Garonne.

Comment procéder pour sécuriser les arbres dans nos écoles ?

Il est important de faire diagnostiquer régulièrement les arbres, et d’être vigilants quant aux conditions climatiques et aux changements d’environnement (comme des travaux à proximité de l’arbre).

L’expert ou le technicien de l’arbre pourra ainsi assurer un suivi précis et régulier qui va garantir du mieux possible la bonne croissance de l’arbre, une éventuelle maladie, une inclinaison anormale, une cavité suspecte, un champignon, des branches dangereuses (…).

Tout comme l’être humain, l’arbre a besoin de faire des examens réguliers pour vérifier son état de santé.

En résumé :

  • L’arbre est un atout environnemental majeur, surtout dans nos écoles ; il est notamment un rempart efficace contre les fortes chaleurs.
  • L’arbre possède un système racinaire complexe.
  • Les arbres sont sensibles aux conditions climatiques et aux changements d’environnement, comme des travaux qui peuvent impacter leur écosystème.
  • Il est indispensable de vérifier (tous les 3 ans environ dans une école) l’état phytosanitaire des arbres.

A l’issue d’une étude préalable de votre forêt pour déterminer le nombre et la taille des placettes, l’inventaire statistique commence. Une première placette est installée aléatoirement quand les suivantes sont espacées de façon systématique.  Sur chaque placette (6 à 12 ares) est réalisé un relevé exhaustif de chaque arbre à partir de 10 centimètres de diamètre (contre 25 centimètres uniquement sur les essences d’avenir dans les méthodes traditionnelles). Chacun d’entre eux sera ainsi référencé et cartographié à vie dans le cas de placettes permanentes. Ensuite, les résultats obtenus au sein des différentes placettes sont généralisés sur l’ensemble de la forêt.

Cette méthode permet de faire une photographie précise de votre forêt et de suivre son évolution (vitesse de croissance des arbres et capital en fonction de la croissance naturelle de la forêt et des exploitations de bois) entre deux inventaires réalisés en moyenne à 10 ans d’intervalle.

A partir de cet état des lieux des essences, de leurs diamètres et de leurs volumes, il vous est possible de définir des grands objectifs de gestion : capitaliser ou décapitaliser en volume dans telle ou telle essence, chercher un volume de chênes plus important dans la classe des petits diamètres… Cette ‘photographie’ permet aussi d’avoir une vision de votre forêt de demain : surface en régénération, nombre de perches d’avenir, futaie… Le suivi de l’accroissement biologique de la forêt impactera sur sa gestion : définir la quantité de volume à couper sur une période donnée pour obtenir l’objectif recherché. Autre enjeu de cet inventaire : analyser avec précision la valeur bois d’un massif forestier, véritable atout quand la forêt est un placement financier.

Cette méthode est flexible : elle s’adapte aux différents objectifs d’inventaires (suivi gestion forestière, estimation financière, cumul des deux objectifs, R&D) à coût moindre comparé à une technique classique à partir de 200 hectares.

Vous souhaitez connaître les modalités de mise en œuvre de cette méthode des inventaires statistiques par placettes permanentes dans votre forêt, nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer.

Tandis que la direction Ile-de-France de l’ONF a adopté la sylviculture pro silva pour toutes les forêts franciliennes qui s’étendent jusqu’à la Normandie depuis près de 2 ans, Bruno Mayeux nous éclaire sur cette méthode de gestion forestière dont il est l’un des promoteurs depuis 25 ans et qui tenait colloque à Strasbourg les 10 et 11 octobre 2018.

« Du début du XXe siècle jusqu’aux prémices des années 90, la gestion forestière qui prédomine sur le territoire national est une sylviculture rationnelle, en futaie régulière. Ainsi, les mêmes espèces, de mêmes âges, sont plantées dans les forêts françaises. L’expert forestier domine le naturel et simplifie sa gestion. Néanmoins, la contrepartie c’est le passage à vide de certaines futaies selon les cycles de vie.

Parallèlement dès 1901, des forestiers suisses dont Henry Biolley promeuvent une gestion Pro Silva. Les latinistes l’auront compris, il s’agit d’une sylviculture continue, proche de la nature et de la forêt, irrégulière et mélangée, qui privilégie la gestion de plusieurs essences et de ‘toutes les grosseurs depuis celle de la plantule à celle du vétéran’*. Les composantes des forêts sont plus équilibrées, ‘la regénération est permanente’*.

Ce type de sylviculture ‘durable et pragmatique’ m’est apparu comme ‘une évidence’ quand je l’ai découverte pendant mes études et auprès de mon maître de stage tandis que notre formation n’intégrait pas encore son enseignement. Dès 1994, lors de mon installation, j’ai adhéré à l’association pro silva France, dont je suis un des administrateurs depuis 2005. Les atouts de cette gestion forestière, je les constate et les mesure au quotidien avec ma pratique des inventaires statistiques par placettes permanentes : la forêt remplit toutes ses fonctions écologique, sociale et économique ».

*Source : http://pro-silva-helvetica.ch/pdf/Portrait01_f.pdf Définition tirée des ouvrages d’Henry Biolley et de Walter Ammon



A l’aube de 2019, Silvavenir vous souhaite une bonne et heureuse année, pleine de perspectives et de sérénité notamment au contact de la nature.

De notre côté, nous avons de la chance, que ce soit l’arbre en ville, l’arbre périurbain ou en forêt, il fait partie du quotidien de notre activité tandis que les bénéfices de la sylvothérapie et du Shinrin Yoku (bain de forêt en japonais) fleurissent en librairie.

Pour notre équipe, l’année 2018 a été marquée par 3 temps forts autour de l’arbre en ville et de la forêt. Ainsi, en octobre, nous avons accueilli Geoffrey, technicien arboricole fraîchement diplômé, qui vient renforcer le pôle Conseil arboricole de l’entreprise et apporter son énergie.

En septembre, nous avons également participé à un stage de formation sur la tenue mécanique de l’arbre en ville en Allemagne auprès du Professeur Claus Mattheck, « éminence verte », assurant ainsi à nos clients des compétences à jour.

Côté forêt ou sylviculture, nous poursuivons notre développement, heureux de constater l’avancée significative de la gestion prosilva, « une sylviculture raisonnée et une évidence soutenue depuis 1994 » par Bruno Mayeux, conforté par sa pratique des inventaires statistiques.

Nous sommes heureux aussi de notre collaboration avec l’Office National des Forêts sur la mise en place d’inventaire statistique par placettes permanentes dans les forêts d’Ile-de-France.

Enfin, l’équipe de Silvavenir a eu l’honneur de voir à ses fidèles clients institutionnels, entreprises et particuliers, s’ajouter deux acteurs de référence du parc à thèmes et de la promotion immobilière.

Experte arboricole, l’équipe de Silvavenir est régulièrement sollicitée par des lieux de loisirs qui ont fait de l’arbre leur terrain de jeux. Parcabout, cabanes dans les arbres ou encore accrobranches, Bruno Mayeux précise le cadre des missions confiées et nous présente une de ses rencontres coup de cœur de la rentrée avec L’association Là-0, association verriéroise spécialisée dans les activités perchées.

 

Parmi ses clients professionnels du loisir, Silvavenir compte le Parc Départemental d’Olhain (Pas-de-Calais), aujourd’hui plus grand parcabout au monde, des cabanes dans les arbres et des accrobranches. « L’enjeu pour ces structures est double : sécuriser l’activité proposée à leurs visiteurs et respecter l’arbre » souligne Bruno Mayeux, fondateur de Silvavenir. « Notre mission consiste, d’une part, à établir un diagnostic phytosanitaire et mécanique des arbres sollicités, d’autre part, à faire des préconisations selon les situations constatées. Notre diagnostic se base principalement sur l’observation du tronc, de sa base (système racinaire) et de la couronne de l’arbre. Si besoin, il est complété par des contrôles  mécaniques approfondis (résistographe et tomographe) afin de nous assurer, par exemple, de l’absence de cavités. Avec mon équipe, nous avons ainsi la chance de ‘prendre de la hauteur’ pour contrôler ces parcours ou atteindre ces cabanes dans les arbres pour vérifier que les systèmes d’attache n’étranglent pas les arbres. Sur la base de ces diagnostics, nous préconisons parfois des tailles sécuritaires, de déplacer le parcours ou de modifier l’harnachement de l’arbre. »

Adepte d’escalade et de proximité avec les arbres, Bruno Mayeux a été touché par la démarche d’une association verriéroise, créée le 1er juin 2018, Là-O qu’il a découverte lors du Forum des associations de rentrée. Ses fondateurs, Cyril BASTID, Nicolas DROUIN et Marion HULIN, tous 3 passionnés de grimpe et de nature, invitent tout un chacun à se rapprocher des arbres en faisant appel à tous leurs sens y compris tactiles. Attentifs à l’arbre, ils proposent dans leurs ateliers la pratique de la grimpe dans les arbres, la slackline (funanbulisme) ainsi que l’installation d’activités perchées (escalad’arbres, plateformes suspendues, tyroliennes). Une approche que Bruno Mayeux qualifie « d’innovante sur la place de l’arbre en ville et une façon ludique de l’aborder, avec joie, à observer les enfants perchés dans les arbres de la place du Poulinat, transformés en espace de jeux le 27 octobre » tandis qu’au soleil d’automne, les habitants des communes urbaines comme rurales redécouvrent toute la beauté des arbres avec leurs couleurs chatoyantes.

 

Là-O

28 rue de l’Église Verrières-le-Buisson

contact : lao.grimpe@gmail.com

 

expert forestier

Implantée depuis 2003 à Verrières-le-Buisson, ville arboretum en Essonne, l’entreprise Silvavenir est un concentré d’expertise sur l’arbre. En forêt ou en ville, dans un parc public, celui d’un ministère ou d’un siège social d’entreprise, en copropriété, dans un jardin de particulier ou un parc d’attractions, l’arbre est la sève de cette PME fondée en 2001 par Bruno Mayeux. Rencontre-découverte avec ce dirigeant passionné de 53 ans, expert forestier agréé, spécialiste en conseil arboricole et expert judiciaire auprès de la cour d’appel de Paris.

 

Comment choisit-on un jour de devenir expert forestier, Bruno Mayeux ?

« Il s’agit pour moi d’une véritable conversion faite à 30 ans. Après mes années lycée, j’ai multiplié les ‘petits boulots’ d’abord en Ile-de-France puis sur Grenoble, jusqu’à une rencontre bouleversante lors d’un entretien de recrutement qui m’a fait me poser les bonnes questions, une forme d’introspection. Ce qui me faisait vibrer alors -et toujours-, c’étaient les milieux naturels et leurs fonctionnements, la montagne, l’escalade… J’avais aussi envie d’apporter quelque chose dans le monde qui m’entoure. Aussi, petit à petit, s’est dessiné concrètement le projet de travailler dans la nature. Vaste ! Puis, dans cette recherche, une nouvelle rencontre avec un passionné de forêt m’a transmis le ‘virus’. Ainsi, de 1990 à 1992, j’ai suivi un bac et un BTS de gestion forestière à Besançon. L’arbre, son fonctionnement dans le contexte de la forêt, une véritable révélation qui continue de m’animer au quotidien avec mon équipe ».

 

Parlez-nous de votre parcours professionnel. Salarié ? Entrepreneur individuel ? Dirigeant de PME ?

« Pendant mon BTS, j’ai eu la chance de faire un stage chez un expert forestier dans un cabinet reconnu qui m’a apporté à la fois sur mon domaine de compétences initial, la forêt, et m’a ‘enraciné’ sur le plan humain. Dès 1994, je me suis mis à mon compte étant sollicité pour des missions régulières par le Comité des Forêts, organisation qui réunit les propriétaires forestiers privés français. Apporter des conseils en fonction des problématiques rencontrées par mes clients, impliqués souvent depuis de nombreuses années et sur plusieurs générations dans la gestion de leurs forêts, m’a captivé. C’est ainsi que j’ai développé une expertise sur l’inventaire statistique et que je suis devenu un des adeptes de la sylviculture pro silva, aujourd’hui majoritairement adoptée. Depuis 2009, j’ai eu le plaisir d’étoffer mon équipe. Nous sommes 4 avec un ‘tronc commun’ l’arbre et des spécialités complémentaires (géomaticien, aménagements paysagers…), une équipe jeune (moyenne d’âge des collaborateurs : 25 ans) et engagée ».

 

Avec un savoir-faire initial sur la forêt, comment Silvavenir a étoffé son champ de compétences à l’arbre en ville et au conseil arboricole tout en capitalisant sur son expertise forestière ?

« Grâce aux questions de nos clients. En effet, à partir de 2004, étant de plus en plus interrogés sur l’arbre dans un contexte urbain et sur les questions de structure mécanique de l’arbre en ville tout en ayant toujours à cœur de donner le meilleur de nous-mêmes et de nous démener pour nos clients, nous nous sommes formés auprès de l’atelier de l’arbre et, en Allemagne, en assistant à des séminaires du Professeur Claus Mattheck. Sur la même période, en 2007, mon expérience forestière a été validée par mes pairs et je fais partie des 184 Experts Forestiers de France m’engageant notamment à suivre 26 h de formation par an minimum sur la gestion de l’arbre ».

 

Vous êtes également expert judiciaire, Bruno Mayeux, depuis 2010, cela consiste en quoi ?

« J’ai fait le choix de devenir expert judiciaire car j’aime analyser et comprendre les situations, l’objectif étant que j’apporte tous les éléments de compréhension en toute objectivité et neutralité au juge pour qu’il tranche le litige ».

 

Et pour conclure avec légèreté notre entretien, avez-vous quelques anecdotes à nous faire partager autour de l’arbre ? Avez-vous un arbre préféré ? Un livre préféré sur l’arbre ?

« En mai 2013, un voyage au Japon m’a profondément touché me sortant des schémas traditionnels occidentaux des soins apportés à l’arbre : j’y ai vu des arbres béquillés, pour certains presque fossilisés. Une approche que nous pouvons observer depuis en arboretum par exemple comme à celui de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) où vous pouvez admirer ’un cèdre bleu pleureur de 680 m² de surface de ramure, classé arbre remarquable au niveau national’ . Un arbre préféré, c’est une question difficile ? Je les aime tous. Je dirais plutôt un arbre qui m’a marqué : le chêne millénaire d’Allouville en Normandie, ‘l’arbre le plus vieux de France’. Une lecture sur les arbres que j’ai aimée particulièrement serait Oeuvre écrite du Suisse Henry Biolley (1858-1939) pour sa fine observation de la forêt à Couvet et sa remarquable retranscription ».

 

 

Convaincu que l’arbre a toute sa place en ville Silvavenir met toutes ces compétences dans l’amélioration de la gestion des arbres en ville.

Elément indispensable à l’amélioration du cadre de vie, l’arbre en ville permet de filtrer les particules fines issues des polluants urbain et contribue à une purification de l’air en ville. Selon une étude de l’ONG Nature Conservancy avec un investissement de 3,60€ par habitant dans la plantation d’arbres, les villes pourraient sauver entre 11 000 et 37 000 vies par an.

L’arbre urbain contribue également à diminuer de 0,5 à 2°C la température des villes lors des fortes canicules tout en diminuant les nuisances sonores urbain et en favorisant la biodiversité.

Longtemps considéré comme un mobilier, l’arbre en ville mérite pourtant toute notre attention.

Le cœur de notre métier est d’assurer la bonne cohabitation entre le milieu urbain, les arbres et les hommes tout en garantissant la sécurité des riverains.    

En 17 ans d’expérience, nous avons été témoins des changements de pratique de gestion, de taille et surtout de mentalité vis-à-vis des arbres en ville.

 

 

 

 

Les nouvelles méthodes de grimpe et d’accessibilité aux arbres permettent d’effectuer des tailles beaucoup plus fines. De nouveaux outils nous permettent une meilleure compréhension de l’arbre.

Notamment la tomographie nous a permis de mieux appréhender les problématiques sanitaires. Les outils GPS permettent une localisation précise (0,50m) de chaque arbre avec une mise sous SIG instantanée.

Nos clients peuvent dorénavant connaître l’ensemble de leurs travaux d’élagage à l’échelle d’une commune en un seul clic depuis leur PC.

 17 ans d’expérience de l’arbre c’est aussi une connaissance très poussée de chaque pathologie liée aux arbres en ville en collaboration avec des laboratoires et scientifiques.

Une compréhension des problématiques de l’arbre face aux réseaux souterrains et aux travaux de voirie.   

Silvavenir c’est 17 ans d’amour de l’arbre.    

diagnostiquer arbre malade

Un arbre malade guérit-il ?

De nombreux clients nous demandent après notre diagnostic phytosanitaire si l’arbre malade guérit 

Il est important de préciser qu’un arbre ne guérit pas, mais compartimente (isole l’infection). Grâce à la mise en place de barrières de protection appelées C.O.D.I.T (Compartmentalization Of Decay In Trees) ; Ces recherches (1977-1986) ont été entreprises par le professeur Américain Alex SHIGO.

L’arbre essaie d’isoler la zone infestée ou blessée, il ne peut donc pas tuer les micro-organismes, de ce fait, un arbre malade ne guérit pas d’une infection ; il empêche sa propagation.

La compartimentation ne peut pas être comparée à notre système immunitaire, car nous sommes capables de détruire des corps étrangers et donc de guérir.

Châtaignier multi centenaire à cavité ouverte à conserver sous surveillance

 

 

 

 

 


 

Le mécanisme de compartimentation est décomposé en 4 barrières :

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Schéma compartimentation d’après M. Shigo

 La 1ère barrière est formée de thylles et de gommes à l’intérieur, ce qui permet d’arrêter la progression longitudinalement de l’intrus.

  • La 2ème barrière est formée au cours de la saison végétative, elle est constituée de fibres et de cernes, ce qui arrête la progression en direction du centre de la tige.
  • La 3ème barrière est formée par chacune des 2 faces des rayons ligneux ; la progression tangentielle est donc stoppée. 

Ces trois barrières sont néoformées dans le bois. 

  • Enfin, la 4ème barrière, qui est la plus efficace. Elle se forme après la blessure, le cambium change son fonctionnement. De plus, il contient diverses substances toxiques pour stopper l’intrusion et donc empêcher le bois sain en croissance d’être infecté. 

Il est donc important lors des opérations de taille à veiller à ne pas endommager ces mécanismes de protection.

Plutôt que de guérir votre arbre malade, notre mission consiste plus à observer précisément si l’isolation de l’infection ou de la plaie de l’arbre malade se fait bien.

Pour guérir un arbre malade, nous l’aidons à rendre plus efficace la compartimentation. C’est-à-dire aider votre arbre malade à conserver ses réserves énergétiques et à améliorer son stock de réserves.

 

Nous sommes un assistant attentionné de vos arbres malades, plutôt « qu’un docteur » qui guérit votre arbre malade. Notre objectif est de vous dire comment conserver votre arbre en toute tranquillité.

 

 

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Marronnier du musée des Arts Forain avec plaie à suivre

 

Silvavenir soigne et entretient les arbres remarquables. 

Un arbre remarquable est bien souvent un arbre âgé, qui présente un certain nombre d’altérations et de défauts et qu’il est nécessaire d’accompagner afin que l’arbre survive encore de longues années sans risque pour son entourage. 

Silvavenir accompagne les propriétaires pour que ces monuments historiques perdurent le plus longtemps possible sans danger pour leur entourage. Les arbres remarquables sont désormais labellisés par l’excellente association A.R.B.R.E.S. qui a su considérer nos arbres comme des monuments historiques. 

Nos consultations sont complètes, à la fois au niveau du tronc mais aussi en hauteur au niveau des charpentières.

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Expertise d’un platane de 300 ans : ministère de l’Écologie

 

Nos conseils de gestion en matière de taille sont très affinés afin d’éviter tout arrachement de branches, casse partielle, avec une équipe au sol et de grimpeurs d’expérience.

Nos conseils de gestion et d’entretien de taille d’élagage sont toujours extrêmement réfléchis et limités, mais sans éviter non plus les tailles nécessaires pour la sécurité ou l’avenir de l’arbre.  

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Diagnostic Résistographe d’un tilleul majestueux,

Parc du Val des Dames à Gretz

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Radiographie du Chêne François 1er (400 à 480 ans) au Zoo de Thoiry

Nous accompagnons aussi nos clients pour la labellisation et la reconnaissance au niveau des PLU comme arbres remarquables. Nous utilisons des outils élaborés pour réaliser des cartographies ou radiographies, l’état du bois interne comme le résistographe, le Picus ou les tests à sonde sonore. 

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Arbre remarquable Antony (92)